Les États-Unis accusent le Rwanda et les rebelles d’être responsables des attaques meurtrières contre les camps | Dmshaulers

Les États-Unis accusent le Rwanda et les rebelles d'être responsables des attaques meurtrières contre les camps
légende, Plus de 2,5 millions de personnes ont été déplacées en RDC, selon les États-Unis, dont beaucoup vivent dans des camps comme Shabindu à Goma.

  • Auteur, James Grégoire
  • rôle, Nouvelles de la BBC

Les États-Unis ont imputé à l’armée rwandaise et au groupe rebelle M23 le bombardement meurtrier d’un camp de personnes déplacées en République démocratique du Congo.

Au moins neuf personnes, dont sept enfants, ont été tuées vendredi lors de l’attaque du camp de Mugunga, dans la ville de Goma, dans l’est du pays.

L’armée congolaise et le M23 se rejettent mutuellement la responsabilité de l’attaque.

Le Rwanda, frontalier de la République démocratique du Congo, est largement accusé de soutenir le groupe rebelle, ce qu’il nie.

Le Département d’État américain a déclaré que l’attaque de vendredi provenait de positions détenues par les Forces de défense rwandaises (RDF) et le groupe M23.

Un porte-parole a déclaré que les États-Unis étaient « profondément préoccupés par la récente expansion des FDR et du M23 » dans l’est de la République démocratique du Congo et a appelé les deux parties à « respecter les droits de l’homme et à se conformer aux obligations applicables en vertu du droit international humanitaire ».

“Il est important que tous les États respectent la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun et tiennent tous les acteurs responsables des violations des droits de l’homme dans le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo”, ont-ils ajouté.

Des images circulant sur les réseaux sociaux montraient des corps gisant au sol dans le camp vendredi.

La plupart des habitants y ont fui pour échapper aux combats dans leurs villes et villages d’origine.

Le lieutenant-colonel Guillaume Njike Kaiko, porte-parole de l’armée congolaise dans la région, a déclaré que l’attaque était une représailles aux précédentes attaques congolaises contre les positions de l’armée rwandaise.

Le président Félix Tshisekedi, qui a passé plusieurs semaines à l’étranger, rentrera ce week-end dans ce pays d’Afrique centrale après l’attaque.

Les troupes rebelles et gouvernementales ont toutes deux été accusées ces derniers mois d’exactions contre les civils alors qu’elles luttent pour le contrôle du territoire.

Par ailleurs, un tribunal militaire de Goma a condamné à mort huit soldats de la RDC pour « désertion » et « lâcheté » alors qu’ils combattaient les forces rebelles.

Le M23, formé comme une émanation d’un autre groupe rebelle, a commencé ses opérations en 2012, apparemment pour protéger la population ethnique tutsie de l’est de la République démocratique du Congo, qui se plaignait depuis longtemps de persécution et de discrimination.

Les experts de l’ONU ont déclaré que le groupe était soutenu par le Rwanda voisin, qui est également dirigé par des Tutsis, ce que Kigali a constamment nié.

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